vendredi 26 septembre 2014

La SoMad de Torcy 2014

Il le fallait. Non, je n'étais pas assez fatiguée comme ça. Il fallait que j'ailler m'embourber dans les fosses de gadoue de la SoMad dimanche dernier.





La SoMad qu'est ce que c'est?
Une course dans laquelle tu dis au revoir à tes runnings, ton short, ton top et éventuellement à ta culotte.
C'est donc un parcours rempli d'obstacles inventés par des esprits torturés et sadiques. Des obstacles dans lesquels les membres de ta propre équipe te pousseront joyeusement si tu es un peu trop molle à leur goût...





J'ai rejoint l'équipe des employés du Val Maubué qui organisent la SoMad à Torcy tous les ans.
Chouette, j'aurai surement un descriptif des fameux obstacles avant la course, alors!
Naïve que je suis!
Je pars dans le brouillard le plus total avec mes 4 coéquipiers, sans savoir quelle obscure galère nous attend au tournant.

L'animateur ponctue l'échauffement de la fameuse posture dite de la "grenade". Pour résumer, tu fais tranquillement ton exercice ET SANS MÊME TE PREVENIR, le taré qui gesticule sur son podium se met à hurler  "GRENAAAADE" : ce qui signifie que tu dois te jeter à plat ventre dans le sable sans plus attendre. Les mains sur la tête et le nez dans les sédiments.
Ce sable, tu le retrouveras le soir, chez toi. Profondément incrusté dans ton cuire chevelu, dans tes oreilles, sous tes ongles et même au fond de tes chaussettes trop serrées...

Le top départ est lancé et nous démarrons entre un groupe de vikings et quelques Schtroumpfs accompagnés par un Gargamel sur-excité.
Le premier obstacle se dresse devant nous : une pente boueuse  de 60° d'inclinaison et glissante comme la peau huilée d'un bodybuilder à un concours de culturisme. Pour glisser, ça glisse. On se hisse les uns les autres et on repart avec les mains pleins des gadoue.

Prochaine étape : la piscine de ballons géants!
Tu te jettes dedans, et très vite, tu te transformes en Fox Terrier : tu creuses! Oui c'est un concept. Tu creuses dans la fosse aux ballons et tu balances tout ce que tu peux derrière toi pour en voir le bout. Et puis une fois dehors, tu accomplies une petite B.A. en récupérant les ballons échappés pour les renvoyer dans la fosse. Bah oui quoi : ça ralenti les autres concurrents {Machiavelic face}.







On manque de se vautrer sur les sentiers glissants et dans les virages. On s'ouvre les mains en se hissant sur un mur de cordages aux armatures métalliques mal protégées et on tombe nez-à-nez avec .... taaa daaaaam
LA FOSSE DE BOUE

Contempler les Schtroumpfs, embourbés jusqu'aux genoux et glisser sur les 2 mètres de pente qu'ils avaient réussi à gravir pour sortir de là.... un grand moment.

Comment? Moi aussi je dois y aller? Heu, c'est à dire que...j'peux pas contourner en m'accrochant aux branches? ...non? Bon.
Je saute dans la gadoue épaisse et froide. Et je m'enfonce, je m'enfonce, je m'enfonce...
Bon à un moment donné tu touches le fond, évidemment. Et là tu constates que la boue à envahi tes runnings. Ce qui fait qu'une fois sortie de là, tes pompes pèsent deux fois plus lourd. Mais le bon côté des choses, c'est qu'à présent, tu adhères bien au sol, et la boue des chaussures qui entre en contact avec la boue du sol crée un effet ventouse (qui aura pour résultat de t'offrir de splendides courbatures le lendemain. C'est cadeau!). Mais tu ne glisses plus. Et ça c'est magique.

La course se poursuit dans les bois, où des troncs d'arbres abattus se succèdent à perte de vue. Ca glisse, ça s'effrite. Que du bonheur.
Finalement à la sortie du bois, ça descend. Mais pas la descente pépères, où tu en profite pour détendre un peu tes muscles. Nan! La pente que tu es OBLIGEE de prendre en roulé-boulé (pour éventuellement te manger un joli bouquet d'orties à l'arrivée). Tu te lèves et tu tournes vite sur toi même dans le sens inverse pour vaincre le tournis. Et là tu dois.... HEIN? Tu dois rentrer dans le lac? Sérieux? On va rentrer dans le lac avec l'eau glacée et toute dégueu? Bon.
Je tiens à remercier Charlie qui a choisi des T-shirts blancs pour la team. Choix judicieux, si, vraiment.





Tu cours, trempée... Ton soutif de sport noir contraste merveilleusement sous le T-shirt blanc mouillé.

Ah! Tient! Les bottes de foins empilées. Je les avais oublié celles là. 
Alors, pas les petites bottes de PD sur lesquelles tu t'assoies pour une pause champêtre. 
Tu as le droit à la bonne botte de foin de batard qui fait 1,40m de haut sur 4m de long. 
Et ils t'en empilent sur 4 étages.  Allez grimpe! Zéro prise? Grimpe quand même!

Je vois les cabanes au loin. Quezako ce machin? Il faut grimper sur une petite échelle (glissante) et, de la plateforme, bah tu vois super bien le lac. Le lac dans lequel tu vas devoir plonger une fois de plus. Mais cette fois, tu glisses dans un gigantesque tuyau pour atterrir une nouvelle fois dans l'eau.

Certains, plus casse-cou que d'autres ont trouvé bonne l'idée de glisser la tête la première. Quitte à risquer la tourista. 







Note à moi même : la prochaine fois, penser au mascara waterproof. 
Je sors de l'eau, avec la tête d'un panda grognon. 
J'abandonne définitivement l'idée de finir cette cours avec un minimum de sex-appeal.







C'est cuit. Je ne ressemble plus à rien. 


  Et... Tient des bottes de paille? C'est vrai que ça faisait longtemps! Ensuite, un mur d'escalade, quelques pentes. Et soudain... horreur. Pas une, pas deux, ni trois, mais quatre fosses remplies d'eau boueuses devant nous. Si j'échappe à la mycose vaginale, je veux bien faire du bénévolat dans un pays à fort taux d'humidité! Et puis mon T-shirt qui, bien que trempé était resté blanc... là il a subitement changé de couleur. Du moins jusqu'aux aisselles. Les épaules, elles, sont restées immaculées. La dégaine de killeuse! On barbotte, on barbotte...







Et pour finir, on rejoint le reste de la course en haut d'une colline. Et on attend. On attend dans les courants d'air. On se gèle les guiboles. Le reste aussi. On improvise une petite danse pour se réchauffer. Mais on attend quoi au fait?
AAAH OUIII la descente en water-tobogan géant. Evidemment!
Un grand moment qui vient clôturer cette course pleine de glamour et de raffinement. Ce moment où tout le monde est rassemblé autour de toi pour voir à quel point tu es dégueulasse et trempée jusqu'aux os. Tu t'accroches à ce qui te reste de dignité et tu deeeeeesceeeeeeeeeends!










Voilà! La SoMad c'est terminé! On se retrouvera l'année prochaine, pour celle de Vincennes au Printemps. 


Ce qu'il faut retenir de la So-Mad :

- Prendre des baskets à crampons mais en aucun tes jolies runnings de tout les jours
- Prévoir du Rhinadvil 
- Prévoir de brûler la totalité de tes fringues pour ne pas avoir à vidanger ta machine à laver à 23h le soir (c'est du vécu)
- Prévoir du makeup waterproof
- Eviter le T-shirt blanc
- Prévoir des changes pour éviter de pourrir ta voiture au retour









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