mardi 4 août 2015

Sport et Alcool


 En tant que sportive, je le sais très bien :
Il faut boire.

De l'eau. 
En théorie.

Sauf que depuis quelques temps j'ai troqué la molécule H2O contre la complexe C2H6
( Ethanol = alcool, pour les parias de la physique/chimie dont je fais partie).


Posons la situation actuelle avec un peu de recul :

- La bière blanche et rosée fait partie de mon quotidien. 
- Je commande directement 50cl pour ne pas avoir à faire revenir la serveuse.
- 50% de mon entourage m'associe au mojito (ce qui inclue mes collègues).
- Je ne refuse jamais AU GRAND JAMAIS une coupe de champagne.
- Lorsque je suis malade, mes GROGs sont constitués de 70% de rhum brun.

BREF
L'heure est grave.

(Pôpa, si tu lis cet article, sache que je bois aussi 2L de thé vert par jour.)



LA BIÈRE DE LA RÉCUP'


C'est bien connu, une petite mousse, c'est bon pour les courbatures.
D'ailleurs, j'ai pris cette habitude en courant à la #boostbastille : je commande 50cl de blonde conviviale à la fin de chaque run.

Puis j'ai commencé à décapsuler une ou deux Hoogarden rosées en rentrant des entrainements de basket avec ma moitié.

Jusqu'ici, tout va bien.

Sauf que, en me penchant sur la question, j'a appris que :

  • l'alcool bousille le potentiel physique de 15 à 30 % chez les athlètes du secondaire (comme nous, pauvres mortels du running)
  • l'alcool retarde la récupération après l'exercice, notamment d'un point de vu glycérique. Sans oublier qu'il freine la synthèse des protéines et empêche la réparation des muscles.
  • l'alcool affaiblit le système immunitaire : les études montrent que les athlètes qui boivent sont plus souvent malades. (Et mon rhum dans mon grog alors??)
  • l'alcool entraine des blessures chez les sportifs.
  • l'alcool déshydrate.....
MAIS SURTOUT (et ça, ça crait)

  • l’alcool réduit jusqu’à 70 % la sécrétion de l’hormone de croissance humaine pendant le dodo. Donc en gros, on va jusqu'à perdre de la masse musculaire. Tout ça pour ça.
  • l’alcool augmente considérablement la sécrétion d’une hormone du stress... et franchement, question anxiété, j'ai déjà de quoi faire. Merci. Next.



BON.

Et pendant les périodes sans sport... j'imagine que c'est encore pire.
La fonte des abdos accompagne celle des glaciers. 
S'en suit un long processus de dégradation physique et irréversible. 
Bien, je dramatise peut être un chouïa.




Quoi que.
Pour avoir fait une pause de 20 jours sans courir (mais en maintenant - que dis-je, en augmentant - la consommation d'alcool comme il est d'usage pendant les vacances) j'ai été forcée de constater que le résultat n'était pas joli-joli.

Bon d'accord. 
C'était un massacre.




J'ai repris le sport dans une souffrance, musculaire, respiratoire et ligamentaire affligeante.
Je me suis maudite. Entre deux gorgées d'Edelweiss.

Et puis j'ai tenté d'arrêter.


En rentrant de vacances, j'ai tenu 1semaine sans une goûte d'alcool.
Puis le weekend (en famille) est arrivé, accompagné de son binôme : le champagne.

Depuis, je mène un combat acharné dans mon fort intérieur. 
Combat aidé par l'absence de bière dans mon frigo.

Bon d'accord, hier j'ai commandé une blanche avant de faire 350 abdos.


...


Et pendant que je m'auto-flagellais en torturant ma ceinture-abdominale, j'en suis venue à cette conclusion:


Serais-je plus bonnasse encore si chaque jour, 
mon verre n'était rempli que d'eau?
Certainement, oui.

Ai-je besoin d'être plus canon encore que je ne le suis.
Probablement pas.





Voilà.
À la vôtre*







(* L'abu d'alcool est dangereux pour la santé, patati patata) 



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